Oliver Twist, Charles Dickens, Chapter 19
- Julien Bonnaire
- 24 juil. 2024
- 3 min de lecture

Chapter 19
IN WHICH A NOTABLE PLAN IS DISCUSSED AND DETERMINED ON
It was a chill, damp, windy night, when the Jew: buttoning his great-coat tight round his shrivelled body, and pulling the collar up over his ears so as completely to obscure the lower part of his face: emerged from his den. He paused on the step as the door was locked and chained behind him; and having listened while the boys made all secure, and until their retreating footsteps were no longer audible, slunk down the street as quickly as he could.
The house to which Oliver had been conveyed, was in the neighborhood of Whitechapel. The Jew stopped for an instant at the corner of the street; and, glancing suspiciously round, crossed the road, and struck off in the direction of the Spitalfields.
The mud lay thick upon the stones, and a black mist hung over the streets; the rain fell sluggishly down, and everything felt cold and clammy to the touch. It seemed just the night when it befitted such a being as the Jew to be abroad. As he glided stealthily along, creeping beneath the shelter of the walls and doorways, the hideous old man seemed like some loathsome reptile, engendered in the slime and darkness through which he moved: crawling forth, by night, in search of some rich offal for a meal.
He kept on his course, through many winding and narrow ways, until he reached Bethnal Green; then, turning suddenly off to the left, he soon became involved in a maze of the mean and dirty streets which abound in that close and densely-populated quarter.
Traduction proposée
AU COURS DE LAQUELLE UN PLAN NOTABLE EST DISCUTÉ ET ARRÊTÉ
C'est par une nuit froide, humide et venteuse que le Juif sortit de sa tanière, boutonnant son grand manteau autour de son corps ratatiné et remontant le col sur ses oreilles de façon à masquer complètement la partie inférieure de son visage. Il s'arrêta sur la marche pendant que la porte était fermée à clef et enchaînée derrière lui, et après avoir écouté pendant que les garçons se mettaient en sécurité, et jusqu'à ce que leurs pas de recul ne soient plus audibles, il s'enfuit dans la rue aussi vite qu'il le pouvait.
La maison où Oliver avait été conduit se trouvait dans le quartier de Whitechapel. Le Juif s'arrêta un instant au coin de la rue, puis, jetant un coup d'œil soupçonneux autour de lui, il traversa la rue et partit dans la direction de Spitalfields.
La boue était épaisse sur les pierres et un brouillard noir planait sur les rues. La pluie tombait doucement et tout était froid et moite au toucher. C'était la nuit où il convenait à un être tel que le Juif d'être à l'étranger. En se glissant furtivement sous l'abri des murs et des portes, l'affreux vieillard ressemblait à un reptile répugnant, engendré par la vase et les ténèbres dans lesquelles il se déplaçait. Il rampait, la nuit, à la recherche de quelque riche abats pour son repas.
Il poursuivit sa route à travers de nombreux chemins sinueux et étroits jusqu'à Bethnal Green ; puis, tournant brusquement à gauche, il s'engagea bientôt dans un labyrinthe de rues malfamées et sales qui abondent dans ce quartier étroit et densément peuplé.
Étude littéraire
Qui est Charles Dickens ?
Charles Dickens, né le 7 février 1812 à Portsmouth et décédé le 9 juin 1870, est l'un des plus grands écrivains anglais du XIXe siècle. Connu pour ses romans emblématiques tels qu'Oliver Twist, David Copperfield, et Les Grandes Espérances, Dickens a su capturer l'essence de la société victorienne avec un réalisme saisissant et une critique sociale acérée. Son enfance difficile, marquée par la pauvreté et le travail en usine, a profondément influencé ses écrits, lui inspirant des personnages mémorables et des intrigues poignantes. Défenseur des droits des enfants et de l'éducation pour tous, ses œuvres continuent d'être largement lues et adaptées, témoignant de son impact durable sur la littérature mondiale.
Que dénonce le roman, quels en sont les points essentiels ?
"Oliver Twist" de Charles Dickens dénonce les injustices et les cruautés de la société victorienne, en mettant en lumière les conditions de vie misérables dans les hospices pour pauvres, où les orphelins comme Oliver sont traités avec une grande inhumanité. Le roman critique sévèrement l'exploitation des enfants, que ce soit par le travail forcé ou par des réseaux criminels dirigés par des personnages comme Fagin. Dickens expose également les inégalités sociales criantes entre les riches et les pauvres, ainsi que l'hypocrisie et la corruption des institutions censées protéger les plus vulnérables. À travers le parcours d'Oliver, un orphelin innocent et résilient, Dickens plaide pour plus de compassion et de justice sociale, tout en offrant une critique sociale acérée de son époque.
Traduction proposée par Julien B.



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