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Deutsche Pünktlichkeit - Nele Neuhaus, Tiefe Wunden, 2009 - Texte littéraire

  • Photo du rédacteur: Julien Bonnaire
    Julien Bonnaire
  • 27 juil. 2023
  • 2 min de lecture




Deutsche Pünktlichkeit

„Herr Goldberg?“

Er fuhr zusammen und wandte den Kopf. Die Pflegerin, deren Anwesenheit und Namen er bisweilen vergaß, stand im Türrahmen. Wie hieß die noch gleich? Elvira, Edith… egal. Seine Familie hatte darauf bestanden, dass er nicht alleine lebte, und diese Frau für ihn organisiert. Fünf Bewerberinnen hatte Goldberg abgelehnt.

“Monsieur Goldberg?”

Il sursauta et tourna la tête. L’aide-soignante dont il oubliait parfois / de temps à autre la présence et le nom, se tenait / trouvait dans l’encadrement de la porte. Comment s’appelait-elle déjà ? Elvira, Edith… peu importe / qu’importe. Sa famille avait insisté pour qu’il ne vive pas seul et avait recruté/ engagé/ trouvé/ embauché/ avait fait appel à cette femme pour lui. (Monsieur) Goldberg avait refusé cinq candidates.


Er wollte nicht mit einer Polin oder einer Asiatin unter einem Dach leben, außerdem spielte das Äußere für ihn eine Rolle. Sie hatte ihm sofort gefallen: groß, blond, energisch. Sie war Deutsche, examinierte Hauswirtschafterin und Krankenschwester. Für alle Fälle, hatte Goldbergs Ältester Sal gesagt.

Il ne voulait pas vivre sous le même toit qu’une Polonaise ou une Asiatique, de plus l’apparence/ le physiquejouait un rôle/ comptait/ était important(e) pour lui. Elle lui avait tout de suite plu : grande, blonde, énergique/ pleine d’énergie. Elle était allemande, une intendante / gouvernante qualifiée / diplômée / certifiée et infirmière. Au cas où / on ne sait jamais, avait dit Sal, l'aîné de Goldberg


[…] Ob sie einen Freund hatte, mit dem sie sich an ihrem freien Abend traf? Sie war höchstens vierzig und sehr attraktiv. Aber er würde sie nicht fragen. Er wollte keine Vertraulichkeit.

„Ist es in Ordnung, wenn ich jetzt gehe?“ Ihre Stimme hatte einen leicht ungeduldigen Beiklang.

[...] Avait-elle un petit ami / copain qu’elle voyait / retrouvait lors de sa soirée (de) libre / son soir de congé/ repos / quand elle avait son soir de libre / congé. Elle avait tout au plus quarante ans / la quarantaine tout au plus et elle était très attirante / séduisante / charmante. Mais il ne lui demanderait pas. Il ne voulait pas de familiarité / confidentialité.

“Est-ce que je peux partir maintenant ?/ Vous êtes d’accord si je pars maintenant ?“ Sa voix avait une légère note/ touche/ un peu/ une pointe/ un brin d'impatience.

„Haben Sie alles, was Sie brauchen? Ich habe Ihr Abendbrot und die Tabletten vorbereitet und…“

Goldberg schnitt ihr mit einer Handbewegung das Wort ab. Sie neigte bisweilen dazu, ihn wie ein zurückgebliebenes Kind zu behandeln.

“Avez-vous tout ce dont vous avez besoin /ce qu’il vous faut ? J’ai préparé / Je vous ai préparé votre dîner et voscomprimés/ médicaments et …

Goldberg lui coupa la parole d'un geste de la main. Elle avait parfois tendance à le traiter comme un enfant attardé.


„Gehen Sie nur“, sagte er knapp, „ich komme klar.“

„Morgen früh um halb acht bin ich wieder da.“

Daran zweifelte er nicht. Deutsche Pünktlichkeit.

"(Bon,)Allez-y", dit-il brièvement/ sèchement, "je me débrouille/ je vais m’en sortir".

"Je serai de retour / je reviens demain matin à sept heures et demie".

Il n'en doutait pas. La ponctualité allemande.


Nele Neuhaus, Tiefe Wunden, 2009

Traduction proposée par Julien B. Traduit lors d'un semestre d'études en Allemagne à la Ruhr Universität Bochum

 
 
 

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