Eine Adresse in München - Christoph Hein, Glückskind mit Vater - Texte littéraire
- Julien Bonnaire
- 27 juil. 2023
- 3 min de lecture

Eine Adresse in München
Une adresse à Munich
Zwei Wochen blieb ich in Sandbostel, genau sechzehn Tage, und konnte das Lager[1] nur verlassen, weil ich eine Adresse in München hatte, einen Onkel hatte, diesen Onkel Richard, der der Bruder meines Vaters war.
Je restai deux semaines à Sandbostel, exactement/plus précisément seize jours, et 1) je ne pus quitter le camp de réfugiés que parce que… 2) je pus quitter le camp de réfugiés seulement/uniquement parce que… j’avais une adresse à Munich, parce que j’avais un oncle, cet oncle Richard, qui était le frère de mon père.
Einen ganzen Monat, einunddreißig Tage, hatte ich in den beiden Lagern zubringen müssen, und ich atmete auf, als mir am zweiundzwanzigsten September zusammen mit einer Zugfahrkarte bis München der Ausweis mit dem Eindruck: for all countries gegeben wurde.
Il m'avait fallu rester tout un mois/ J'avais dû rester / passer un mois complet / entier, trente-et-un jours, dans les deux camps et je fus soulagé / je soufflai lorsque le vingt-deux septembre on me donna à la fois / en même temps un billet de train jusqu'à / pour Munich et une carte d'identité / un passeport portant l'inscription / la mention 'for all countries'.
Ich verabschiedete mich von Frieder und notierte mir seine Adresse in Köln, dann ging ich zu Uli Wegner, um auch ihm die Hand zum Abschied zu geben.
Je dis au revoir à Frieder / fis mes adieux à Frieder / saluai Frieder / pris congé de Frieder et notai son adresse / pris note de son adresse à Cologne puis j'allai voir / j'allai vers Uli Wegner pour lui dire (à lui) aussi au revoir / pour lui serrer aussi/également la main en guise d'adieu.
Er fragte, wann ich starte, und als ich sagte, ich würde am nächsten Morgen gleich nach dem Frühstück zur Bahn gebracht, erwiderte er, dann sehen wir uns noch.
Il demanda quand je partais et lorsque je lui répondis/ dis / annonçai qu'on allait m'emmener le lendemain matin, juste après le petit-déjeuner à la gare, il répondit qu'on se reverrait plus tard / que nous allions encore nous voir.
Am nächsten Tag kam Uli tatsächlich zu mir ins Zimmer, schenkte mir einen italienischsprachigen Reiseführer für die Städte Rom, Venedig und Neapel und meinte, ich würde mich doch bald nach Italien auf den Weg machen. Ich bedankte mich und erwiderte, ich würde zuerst nach Marseille aufbrechen, das sei meine Stadt, von ihr träume ich. […]
Le lendemain / le jour suivant, il m'offrit un guide de voyage / un guide touristique en italien pour / sur les villes de Rome, Venise, Naples et me dis que j'allais bientôt partir pour l'Italie / en disant que je me mettrais en route bientôt vers l'Italie / que je n'allais pas tarder à partir pour l'Italie. Je dis merci/ je le remerciai et répondis que (premièrement) je partirais/allais d’abord à/pour Marseille, que c’était ma ville, qu’elle me faisait rêver /dont je rêvais/ de mes rêves.
Ich verbrachte einen ganzen Tag auf der Bahn und stand erst gegen acht Uhr abends vor der Villa von Onkel Richard an der Maderwiese. Der Herr Müller sei nicht da, sagte mir die Haushälterin, als sie die Tür einen Spalt öffnete. Ich sagte, ich sei der Neffe von Richard Müller.
Je passai une journée entière/ toute une journée dans le train et je ne fus/me trouvai que vers huit heures du soir devant la villa de l’oncle Richard à la Marderwiese. La gouvernante me dit que Monsieur Müller n’était pas là/ M. Müller n’est pas là, me dit la gouvernante (indirect libre) lorsqu’elle entrouvrit la porte (/en entrouvrant la porte). Je lui répondis que j‘étais le neveu de Richard Müller.
Christoph Hein, Glückskind mit Vater
[1] Es geht hier um ein Flüchtlingslager (Übergangslager) für DDR-Flüchtlinge.
Traduction proposée par Julien B. Traduit lors d'un semestre d'études en Allemagne à la Ruhr Universität Bochum



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